Succession testamentaire : faut-il privilégier le testament olographe ou le testament authentique ?

Succession testamentaire : faut-il privilégier le testament olographe ou le testament authentique ?

Publié le : 08/01/2026 08 janvier janv. 01 2026

Lorsqu’il s’agit d’organiser sa succession, beaucoup estiment qu’un simple écrit manuscrit suffit à exprimer leurs volontés. D’autres, au contraire, privilégient une forme plus solennelle afin de prévenir toute contestation future. Entre la simplicité apparente du testament olographe et la sécurité renforcée du testament authentique, le choix est loin d’être anodin.

Derrière ces deux formes testamentaires se dissimulent des enjeux bien réels : validité de l’acte, preuve des volontés exprimées, modalités de conservation et risques de contestation. Dès lors, la question se pose de savoir quelle forme privilégier pour protéger efficacement ses proches et garantir l’exécution fidèle de ses dernières volontés.
 

Testament olographe ou testament authentique : quelles différences ?


Le testament olographe et le testament authentique poursuivent un objectif commun : organiser la transmission du patrimoine conformément aux volontés du testateur.

Néanmoins, si ces deux instruments présentent certaines similitudes, ils se distinguent surtout par des différences substantielles tenant à leur forme, à leur sécurité et à leur force probante.
 
  1. Le testament olographe

Les conditions de validité du testament olographe sont prévues à l’article 970 du Code civil. Il doit être entièrement rédigé, daté et signé de la main du testateur, sans qu’aucune autre formalité ne soit exigée.

La loi n’impose aucun support particulier pour la rédaction du testament, laissant une grande liberté au testateur. Celui-ci peut ainsi rédiger son testament sur une simple feuille, dans un cahier, sur un miroir ou même sur une planche en bois.

En revanche, un testament rédigé par SMS ne permet pas d’identifier avec certitude son auteur ni de garantir qu’il émane bien du testateur lui-même. Cette forme ne répond donc pas aux exigences légales et ne peut être valablement admise.
 
  1. Le testament authentique

Le testament authentique doit être établi par un notaire en présence de deux témoins ou par deux notaires, conformément aux dispositions de l’article 971 du Code civil.

Le testateur dicte ses volontés au notaire, qui les retranscrit manuellement ou par procédé mécanique. L’acte doit ensuite être signé par le testateur ainsi que par les témoins ou les notaires présents lors de son établissement.

Une fois dressé, le testament authentique est enregistré dans une base de données et conservé dans des conditions garantissant sa sécurité et sa pérennité.
 

Quel choix opérer entre ces deux formes testamentaires ?


En pratique, le testament olographe est souvent privilégié en raison de son coût quasi nul. Toutefois, il n’offre pas le même niveau de sécurité que le testament authentique.

En effet, le testament olographe constitue fréquemment une source de contentieux et de convoitises. Il n’est pas rare que des héritiers tentent de le remettre en cause lors de l’ouverture de la succession, notamment en contestant l’écriture ou la signature du défunt, ce qui entraîne alors des expertises graphologiques souvent longues et coûteuses.

Plus encore, le testament olographe est particulièrement exposé aux actes malveillants. Un héritier lésé peut être tenté de le détruire ou de le modifier à son avantage.

En l’absence de garanties suffisantes, le testateur s’expose ainsi au risque que ses volontés ne soient jamais exécutées ou ne le soient qu’imparfaitement.

À l’inverse, le testament authentique offre une sécurité juridique renforcée. Il garantit que les volontés du testateur demeureront intactes jusqu’à l’ouverture de la succession. L’acte ne peut être modifié unilatéralement et les témoins ou notaires ayant participé à sa rédaction attestent de sa régularité, ce qui le rend quasiment incontestable.

En outre, le testateur bénéficie des conseils du notaire pour organiser la répartition de son patrimoine dans le respect des règles légales, notamment celles relatives à la réserve héréditaire, limitant ainsi le risque d’actions en réduction ultérieures.

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